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Libération

L'agent de Shanghai

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Publié le 11/10/2004 à 2h32

Shanghai envoyé spécial

Pierre Asséo a commencé à faire des affaires en Chine il y a une douzaine d'années, en tirant sur une poussette un chauffe-eau de fabrication française qu'il vendait de porte en porte. Un diplôme d'école de commerce en poche, une première expérience dans les pays «dragons» d'Asie du Sud-Est, l'Eldorado du début des années 90, il apprend son métier à la dure. «A 25 ans, je dormais sur un matelas sous la table de réunion du bureau», se souvient-il.

Après une première réussite, il perd tout, victime de la crise asiatique de 1997. Au même moment, ses camarades de promotion surfent sur la bulle Internet en France, et il hésite à reprendre l'avion pour la vieille Europe... Aujourd'hui, à la tête de sa propre société, Asian business bridge (ABB), basée à Shanghai, il a trouvé le chemin du succès : à la tête de 35 employés, dont quatre Français, il s'apprête à recruter quelque 40 personnes supplémentaires, surtout chinoises, et une poignée de cadres français.

Un brin gouailleur, Pierre Asséo a développé un concept qui a bien marché. Il joue le rôle d'incubateur pour des sociétés françaises qui n'ont pas la taille critique pour se lancer seules à la conquête de l'Empire du milieu. «Nous gérons la Chine pour le compte de ces sociétés. Nous développons une stratégie, et, à la différence d'un consultant classique, nous l'exécutons», explique-t-il. Exemple : In Fusio, start-up bordelaise spécialisée dans les jeux sur téléphone portable, est devenue numéro un du secte

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