Pékin, de notre correspondant.
Le couple avec deux enfants avait tout liquidé en France, mis sa maison en location et débarqué en Chine comme en d'autres temps on allait au Far West, terre d'aventure et de fortune. Le problème, raconte une collaboratrice de la chambre de commerce et d'industrie française en Chine (1) qui s'est occupée de leur cas, est qu'ils n'avaient aucune qualification particulière, ni de connaissance linguistique susceptible de les aider en Chine... «Nous leur avons conseillé de reprendre l'avion pour la France», explique la jeune femme.
Il y a certes des aspects de Far West aujourd'hui en Chine: une terre d'initiative individuelle où l'on n'est pas trop regardant avec la loi, du moment qu'on produit de la richesse et qu'on a les bonnes connexions. Mais, ici comme ailleurs, le succès est au bout d'une longue route et, surtout, de beaucoup de travail et d'acharnement. Nombre de jeunes Français, poussés vers la Chine comme autrefois vers Londres ou New York, en espérant réussir plus facilement que dans l'Hexagone, voient leurs illusions rapidement brisées. Alors que Jacques Chirac est en Chine jusqu'à mercredi à vendre l'excellence française, combien sont-ils à venir tenter l'aventure dans l'empire du Milieu, en dehors des sentiers bien balisés mais difficiles d'accès de l'expatriation dans de grands groupes structurés ? Impossible à quantifier car tous ne contactent pas nécessairement la chambre de commerce, l'ambassade de France ou les entreprises déjà en




