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Les syndicats de l'Afpa remontés contre un plan «brouillon»

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L'Association de formation professionnelle prévoit de supprimer 615 postes.

Publié le 15/10/2004 à 2h35

C'est un projet «dévastateur.» L'intersyndicale CGT, CFDT, FO, SUD, CFE-CGC et CFTC de l'Afpa (Association pour la formation professionnelle des adultes) a décidé de ne plus s'embarrasser d'euphémismes pour qualifier le plan d'entreprise qui touche l'association. Un plan qui prévoit la suppression de 615 postes sur 12 000 collaborateurs d'ici à 2009.

Brouillon.

Des journées d'actions ont émaillé les différentes étapes de la présentation du plan à l'été dernier. Une nouvelle étape a été franchie hier, au lendemain d'un comité central d'entreprise : l'intersyndicale a décidé de déposer un recours en référé contre le plan. Pour cela, les représentants du personnel s'appuient sur un courrier adressé à la direction générale de l'Afpa par l'inspection du travail qui constate que le plan d'entreprise est insuffisant et manque de précision. Notamment sur les critères retenus pour organiser les départs volontaires. Un courrier qui tombe à point. Les syndicats ont toujours dénoncé un projet brouillon.

La direction, elle, n'a jamais caché ses intentions : réussir à faire baisser de 15 % le coût des formations proposées pour préparer l'association à la mise en concurrence avec le secteur privé de la formation à but lucratif. Un des effets discrets de la décentralisation. La loi prévoit ainsi un changement des sources de financement de l'Afpa, aujourd'hui assuré à 70 % par l'Etat. Cette part pourrait tomber à 30 %, à charge pour les régions, qui sont compétentes en matière de formation, de

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