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Clochemerle à la guinguette

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Publié le 18/10/2004 à 2h37

Sylvie tient un «snack terroir» sur la route des vacances. Mais tout n'est pas toujours rose.

«A l'entrée d'un joli village, sur les contreforts des Cévennes, je tiens une petite guinguette. J'y vends des plats froids, des sandwichs, des boissons chaudes et froides. C'est un lieu de rêve, un paysage magnifique. Les gens s'arrêtent pour boire un coup ou manger quelque chose sur le chemin des vacances. Je prépare des salades terroir, des omelettes, des tripoux, pas de frites ni de steak, mais des pommes de terre rissolées. Il y a des randonneurs, des cyclistes, des familles qui font des balades à dos d'âne, et puis la clientèle en voiture. Si je n'étais pas là, les gens ne se rendraient pas compte qu'ils passent dans un si joli village. Le fait qu'il y ait des tables, des parasols, ils s'arrêtent et discutent. Avant de vendre mes produits, je leur vante la région et ses merveilles touristiques, les balades à faire. Je fais un peu syndicat d'initiative. Quand il fait beau, je reste ouverte jusqu'à 1 heure du matin. Cette guinguette est devenue un lieu de rencontre pour les amis et les connaissances. Comme il n'y a ni café ni commerce dans le village, c'est un point de ralliement. Les gens peuvent discuter devant une bouteille de rouge.

Depuis fin septembre, j'ai fermé ce petit bistrot pour l'hiver. A la place, je tiens un gîte d'étape à l'intérieur du village où je reçois les randonneurs. Entre les deux commerces, si tout se passe bien, je gagne ma vie de façon correcte pour moi

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