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Libération

EDF voit son futur nucléaire dans la Manche

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Consensus politique aidant, Flamanville accueillerait l'EPR, réacteur de 3e génération.

Publié le 21/10/2004 à 2h40

Le Havre correspondance

Ce sera la première grande décision de l'ère Gadonneix, le nouveau président d'EDF. Ce matin se réunit le conseil d'administration de l'électricien pour décider de l'implantation du futur réacteur nucléaire de troisième génération, l'EPR. Or, selon les Echos et Ouest-France, le site de la centrale de Flamanville serait finalement préféré à celui de Penly qui faisait pourtant figure de grand favori. En Seine-Maritime, le maire de Dieppe, Edouard Leveau, député UMP de la circonscription où est implanté Penly, tombe de très haut. Ce fervent défenseur de «ce ballon d'oxygène pour l'emploi» que représentait l'installation du prototype de l'EPR (réacteur européen à eau pressurisée) sur ses terres, avait encore été invité il y a une quinzaine de jours à une réunion de travail par la direction de la centrale haut-normande. La nouvelle le laisse circonspect : «Si ce n'est pas Penly, la solution la moins coûteuse et la plus avancée, c'est que la décision est politique et vise à favoriser une région plutôt qu'une autre.»

Le choix de Flamanville devrait donc réjouir son homologue UMP de la Manche, Claude Gatignol, ainsi que le maire socialiste de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, vice-président du conseil régional de Basse-Normandie, tout comme le sénateur socialiste Jean-Pierre Godefroy, ancien maire de Cherbourg. Cette union sacrée s'était concrétisée, en juin, avec le vote par le tout nouveau conseil régional socialiste d'une motion favorable à l'implantation de l'E

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