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Libération

A Londres, l'immobilier s'enrhume.

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Une première depuis 2000 : ce marché, vital en Grande-Bretagne, est en baisse.

Publié le 12/11/2004 à 2h59

Londres de notre correspondante

Qu'il défaille un peu, et la fébrilité s'empare d'une partie de la City : l'indice de la bonne santé du marché immobilier est l'un des plus surveillés en Grande-Bretagne. Dans un pays où l'achat et la vente de maisons et appartements est un sport national, toute fatigue inquiète. Après un mouvement de hausse continu depuis 2000, le marché immobilier s'est ralenti depuis quatre mois. La banque centrale britannique, la Banque d'Angleterre, vient de constater ce fléchissement, après plusieurs enquêtes annonçant une baisse du marché provenant du premier fournisseur d'emprunts hypothécaires, Halifax, ou de l'Association nationale des agents immobiliers. Mercredi, à l'occasion de son rapport sur la tenue de l'économie britannique, la Banque d'Angleterre a effectivement concédé qu'il y avait bien un petit glissement de terrain. «Le prix de l'immobilier pourrait baisser pendant un certain temps», a admis Mervyn King, le gouverneur de la banque centrale.

A regarder le prix de ce petit appartement, un studio entièrement refait au centre de la capitale, le doute saisit. Situé dans le quartier central de Pimlico, sans charme exceptionnel, il s'affiche à 358 000 euros ; quant à ce deux pièces confortable dans le quartier populaire d'East Acton (une demi-heure de transport du centre de Londres), il pèse près de 319 000 euros. Dans les quartiers les plus chics, il faut allonger un bon million de livres (1,43 million d'euros) pour un appartement de quatre pièce

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