Les groupes EADS et Thalès prépareraient leurs fiançailles. Selon les Echos de vendredi matin, un projet de rachat de Thalès par EADS serait à l'étude, qui pourrait donner naissance à un nouveau géant de l'aéronautique et l'électronique de défense à 40 milliards d'euros. Le quotidien économique affirme que les conseils d'administration des deux groupes devraient approuver ce projet «dans les jours qui viennent». A l'heure actuelle, l'Etat détient 31,3 % du capital de Thalès et 15 % de celui d'EADS aux côtés du groupe Lagardère (15 %).
Hostilité. Même si toutes les parties intéressées démentent depuis des mois l'hypothèse d'un tel mariage comme l'ont encore fait jusqu'à vendredi Denis Ranque, le patron de Thalès, ou Philippe Camus, celui d'EADS , l'opération est évoquée depuis de nombreux mois. En juillet, lors de la visite de Jean-Pierre Raffarin à Berlin, le Premier ministre français et le chancelier allemand, Gerhard Schröder, avaient discuté d'un tel schéma. Mais les milieux industriels allemands semblaient et semblent toujours plutôt hostiles à ce regroupement franco-français qui mettrait forcément en péril l'équilibre industriel franco-allemand à l'intérieur d'EADS. Pourtant, plus que le mariage de Sagem (téléphones portables) et de la Snecma (moteurs d'avion) dont la logique industrielle n'est toujours pas évidente, celui d'EADS et de Thalès semble avoir plus de sens. L'intégration d'un spécialiste de l'électronique aéronautique civile et de défense à un construc




