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Libération

Abdos-fessiers au noir

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Publié le 15/11/2004 à 3h01

Maryse, 28 ans, embauchée comme commerciale dans un club de gym dans une ville du Sud de la France, s'est retrouvée hôtesse à tout faire.

«J'avais répondu à une petite annonce : "Centre de remise en forme cherche commerciale expérimentée". C'était parfait pour moi. Lorsque j'ai eu mon entretien d'embauche, le patron du club m'a fait de grands discours sur la vente. Il voulait une personne qui puisse créer une politique commerciale. Parfait, je m'imaginais vantant les délices de la thalasso et autres bienfaits. Mais de centre de remise en forme, c'était en fait un club de gym tout simplement.

«Le premier jour, je me suis retrouvé avec un bordel sans nom, pas de fichier clients, tout était marqué sur des cahiers, une comptabilité de ménage. J'ai mis de l'ordre avant d'attaquer la "politique commerciale" pour laquelle j'étais embauchée. Mais pas de bureau à l'horizon, la relance clients c'était au comptoir avec le bruit des appareils de musculation et les gens qui passaient sans arrêt à qui il fallait toujours dire bonjour. Je n'avais pas été embauchée pour dire bonjour aux gens.

«Peu à peu, j'ai commencé à avoir des doutes sur les raisons de mon embauche. Je me retrouvais surtout hôtesse d'accueil. En guise de salaire aguichant, je touchais le Smic, 1 000 euros plus 7 euros par client trouvé. Et si je n'avais pas inscrit le nom du client sur un cahier, je ne touchais pas de commissions.

«Dès que le mois d'essai s'est terminé, le patron est devenu odieux. Le matin, je devais faire

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