De quoi vont bien pouvoir parler les pays du G20 réunis ce week-end à Berlin dans le cadre d'un sommet économique et financier ? A priori, chacun pouvait penser que les débats porteraient sur les taux de change, la baisse continue du dollar et la hausse de l'euro par exemple. Cela ne sera pas le cas, tout du moins officiellement. «Il y a un consensus des ministres pour que les taux de change ne figurent pas au programme», a déclaré vendredi une source proche du gouvernement allemand. Précisant toutefois que, «dans la discussion sur les déséquilibres mondiaux et les déficits, les taux de change vont évidemment jouer un rôle».
Pas étonnant dans ces conditions que les ministres des Finances de cinq pays se soient décommandés. Le Français Nicolas Sarkozy, l'Argentin Roberto Lavagna, le Japonais Sadakazu Tanigaki, le Russe Alexei Kudrin et le Sud-Coréen Lee Hun-jai ont renoncé à faire le déplacement, préférant se faire représenter, donnant du même coup des allures de G15 à ce G20 (1).
Dans le même temps, l'euro est reparti à la hausse vendredi, approchant son record établi la veille à 1,3074 dollar. Cette fois, ce sont les déclarations d'Alan Greenspan, le patron de la Réserve fédérale américaine, qui ont fragilisé le dollar. Participant à un congrès à Francfort, il a dénoncé le danger des déficits records des comptes courants américains. Ces déficits, a-t-il dit en substance, ne pourront pas être indéfiniment financés par les étrangers.
(avec AFP)
(1) Etats-Unis, Allemagne, Italie,




