Après Firefox, le navigateur web lancé le 9 novembre (Libération du 10 novembre), voici le logiciel de courrier électronique en version libre. Après plusieurs mois de travail, la fondation Mozilla a lancé hier la version définitive de son programme Thunderbird, disponible en téléchargement gratuit sur un site dédié pour Windows, Mac et Linux (1). Tout comme Firefox vise à éroder la part de marché ultradominante de l'Explorer de Microsoft, Thunderbird s'attaque à Outlook Express, de la même entreprise, mais aussi dans une moindre mesure à Eudora de Qualcomm.
A l'instar du système d'exploitation Linux, ce logiciel est libre : conçu par des centaines de programmeurs en coopération dans le monde, son code-source en est public, un peu comme si la recette du Coca était livrée avec la boisson. Avantage ? Tout un chacun peut le modifier à façon, l'adapter à ses besoins, ou apporter ses propres contributions au noyau de ses concepteurs, réunis par la fondation à but non lucratif Mozilla. Un mode de production ouvert très différent de celui pratiqué par Microsoft et autres éditeurs «classiques» de logiciels, dont les programmes sont conçus uniquement par les salariés et le code-source jalousement conservé secret.
Mais l'intérêt de Thunderbird ne réside pas seulement dans l'aspect sympathique de sa conception : doté d'un filtre antispam assez efficace, de plusieurs fonctions innovantes (comme la topissime gestion des fils RSS, qui permet de lire des informations en direct sur son logicie




