Menu
Libération

Le froid stimule les idées

Réservé aux abonnés

Confrontée au vieillissement de sa population, la Finlande mène une politique innovante basée sur la santé, l'ergonomie et la réorganisation du travail.

Publié le 13/12/2004 à 3h26

Cela devrait être le pays de rêves pour les plus de 55 ans qui souhaitent toujours travailler. En moins de quinze ans, la Finlande est passée d'une pratique de préretraites généralisées à une politique volontariste prolongeant la vie au travail. C'était le seul moyen de sauver le système des retraites et au-delà l'ensemble de la protection sociale. Car la Finlande souffre d'un vieillissement de la population et le pays ne peut guère compter sur l'immigration, comme en France ou en Espagne, pour espérer corriger sa pyramide des âges. En 2025, 25 % de la population finlandaise aura plus de 65 ans. Dans le même temps, près de 40 % de la main-d'oeuvre partira en retraite. Mais les pouvoirs publics ne se sont pas contentés de repousser l'âge de départ à la retraite. Le pays a privilégié la prévention ­ se souciant de santé, de sécurité, d'amélioration des conditions de travail, et augmentant ainsi les capacités de travail­ plutôt que de multiplier les allégements de charges sur des emplois aidés. Par exemple, à partir de 40 ans, les salariés sont suivis médicalement et sont incités à faire du sport, y compris dans leur entreprise. Résultat, selon le ministère du Travail, l'âge moyen de départ en retraite a reculé de 58 à 59,6 ans. L'an prochain, le départ en retraite sera repoussé entre 62 et 68 ans, avec de fortes incitations financières pour travailler plus longtemps. Les grandes entreprises, de haute technologie mais aussi du secteur forestier ou de la construction navale, se

Dans la même rubrique