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Libération

Un raider masqué pour les Galeries

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La banque Lehman, qui agirait pour un fonds anglosaxon, veut 10% du groupe de grands magasins.

Publié le 17/12/2004 à 3h31

Il se passe quelque chose dans le capital des Galeries Lafayette. Hier, dès l'ouverture des cotations à la bourse de Paris, l'action du groupe familial de grands magasins (Galeries Lafayette, BHV, Nouvelles Galeries) s'envole de plus de 8 %. Deux heures après, c'est + 13 % par rapport à la veille. L'action grimpe à 195,30 euros. Mercredi, déjà, le titre s'arrachait : 5,45 % de hausse. Hier, la banque américaine Lehman Brothers est sortie du bois en admettant qu'elle souhaitait acheter 10 % du capital du groupe Galeries Lafayette. Pour quoi faire ? Pour le compte d'un tiers, comme il est d'usage avec les banques d'affaires qui oeuvrent en coulisse pour un riche client ? «No comment», martèle poliment Lehman Brothers, à Londres. «No comment», déclare également la cible potentielle, boulevard Haussmann, à Paris. Philippe Lemoine et Philippe Houzé, les deux coprésidents des Galeries (ils ont épousé deux filles du fondateur, Georges Meyer), n'étaient pas non plus joignables hier.

Perplexité. Un silence radio habituel dans ce genre d'affaires. Et un paquet de rumeurs plus ou moins loufoques qui contribuent à faire bouillir l'action Galeries Lafayette à la bourse : Lehman agirait pour un mystérieux fonds anglo-saxon qui ne voudrait pas apparaître en première ligne ; le parfumeur Marionnaud s'apprêterait à lancer une OPA hostile en dépit de ses actuelles difficultés financières. «Regardez du côté de LVMH, ils contrôlent déjà la Samaritaine, le Bon Marché et Monoprix», croit savoir un

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