Il en va des Bourses comme des entreprises dont elles assurent la cotation : elles peuvent fusionner ou être avalées. Et donner lieu à des batailles boursières. C'est peut-être le sort qui attend le London Stock Exchange (LSE). Depuis une semaine, la Bourse londonienne est l'objet de toutes les attentions, d'abord celle de son homologue allemand, puis français.
Lundi, Euronext, qui regroupe les places de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne, s'est officiellement déclaré intéressé par la reprise du LSE. Début décembre, Deutsche Börse avait ouvert les hostilités en proposant au LSE un rachat pour 1,35 milliard de livres (1,8 milliard d'euros). Le marché londonien avait fait savoir qu'il était prêt à discuter mais que le prix proposé lui semblait faiblard. De quoi faire réagir l'autre grand concurrent européen, la société Euronext. «Ce ne sont que des discussions préliminaires, il n'y a pas d'offre ferme», observe la représentante d'Euronext à Londres, qui évoque la perspective attrayante de «synergies de business pour les clients des deux Bourses». Selon plusieurs spécialistes, Euronext devrait faire une offre supérieure à celle de Deutsche Börse.
Une surenchère qui s'explique aisément : un regroupement de Londres et de Francfort créerait, de loin, la première place européenne, en terme de capitalisation boursière et de nombre de sociétés cotées. Depuis plusieurs années, les Bourses européennes se sont lancées dans une course à la taille. Avec un objectif : synergies et écono




