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Libération

Michelin tente un reclassement des ex-Wolber

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Objectif : apaiser les 450 salariés qui attendent leur réintégration sur un site disparu.

Publié le 06/01/2005 à 23h25

La riposte de Michelin dans l'affaire Wolber a un peu traîné. Mais le groupe a repris l'offensive : il conteste la décision des prud'hommes de Soissons (Aisne) du 5 novembre, en faisant appel. Selon la juridiction, le manufacturier devait en effet réintégrer sans délai les 450 salariés licenciés en 1999 de l'usine de pneus de vélo, pour avoir présenté un plan social insuffisant. Une décision de réintégration exceptionnelle parce qu'elle concernait un site disparu, dont les machines ont été vendues aux enchères et dont une partie des locaux a été détruite...

Croquemitaine. Pour Michelin, il n'est pas question de rouvrir le site, ni même de réintégrer qui que ce soit. Le groupe espère que la cour d'appel d'Amiens révisera la décision, quitte à transformer la réintégration en dommages et intérêts pour les plaignants. Mais il cherche aussi à adoucir son image et ne veut pas endosser pour toujours le rôle du croquemitaine. Aussi, depuis hier, les 155 plaignants de Soissons ont commencé à recevoir une lettre leur proposant d'«examiner une embauche dans un emploi disponible dans une des usines [Michelin] dans le cadre du plan de recrutement 2005», comme, souligne le courrier, «cela [leur] avait déjà été proposé en 1999». A l'époque, seuls 37 salariés avaient choisi une mutation et bénéficié d'une prime de déménagement de 1 500 euros. Il y a pourtant peu de chances aujourd'hui pour que les ex-salariés de Wolber ­ qui ont parfois été une nouvelle fois licenciés des emplois qu'ils avai

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