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Loiret: une mairie veut récupérer sa subvention

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L'américain Deutsch avait promis en échange une centaine d'embauches.

Publié le 10/01/2005 à 23h31

Orléans correspondance

Lorsqu'on interroge Christian Foiret, le président du groupe communiste au conseil municipal de Saint-Jean-de-la- Ruelle (Loiret), sur la situation de l'entreprise américaine Deutsch, celui-ci affirme sans détours : «On demande simplement que la loi soit appliquée.» Le contentieux qui oppose aujourd'hui la mairie de Saint-Jean-de-la-Ruelle au fabricant de composants et connecteurs électriques trouve son origine dans une subvention de 411 000 euros allouée le 8 mars 2000 par la ville, le conseil général et la région.

«Délicat». La validité du protocole reposait en effet sur la création d'une centaine d'emplois et l'agrandissement du site de fabrication. Or, à ce jour, seuls les investissements immobiliers ont été réalisés. «Lorsque nous avons pris la décision, lors du dernier conseil municipal, de réclamer le remboursement de notre quote-part ­ environ 160 000 euros ­, nous nous sommes simplement basés sur le non-respect des engagements pris par Deutsch au moment de la signature», insiste Lucien Deniau, premier adjoint en charge du développement. Une décision qui est pourtant loin de faire l'unanimité. Ainsi, le conseil général du Loiret a, lui, accordé un délai exceptionnel de trois ans à l'entreprise qui emploie 180 salariés (contre 206 en 2002). Son président, Eric Doligé, ne souhaite pas «aggraver une situation déjà délicate eu égard à une conjoncture économique défavorable».

Il est vrai que ce sous-traitant, spécialisé dans l'équipement automobile et

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