Washington de notre correspondant
IBM réussira-t-il à se débarrasser de ses encombrants PC ? Le mois dernier, le groupe a conclu la vente de sa division ordinateurs personnels à Lenovo, n°1 chinois du secteur, pour 1,75 milliard de dollars. Washington envisage toutefois aujourd'hui d'examiner de plus près l'accord, craignant des transferts de technologie indésirables. A priori, la technologie du PC n'est pas tellement plus sensible que celle du moulin à café. Mais au sein de l'administration Bush tout ce qui a trait à la Chine soulève des passions. Selon Bill Reinsch, ancien sous-secrétaire au Commerce (sous Clinton), qui préside le National Foreign Trade Council, un centre de recherche de Washington, l'attaque vient probablement des «durs» qui «refuseraient, s'ils le pouvaient, de vendre du bois aux Chinois». «Imaginer que cet accord va menacer la sécurité nationale n'est pas très sérieux», juge-t-il.
Mais quelques membres du Comité des investissements étrangers, auquel participent onze administrations (dont le département de la Justice et le département de la Sécurité du territoire), craignent qu'en mettant la main sur l'usine de Raleigh (Caroline du Nord) les Chinois trouvent le moyen de voler des technologies sensibles américaines sur le «campus» d'IBM... et de les utiliser à des fins militaires. IBM et Lenovo tentent de rassurer ce comité, créé en 1988 pour veiller à la compatibilité des prises de contrôle d'entreprises avec la sécurité nationale. Si l'affaire n'est pas d




