Menu
Libération

«J'aime mon patron japonais»

Réservé aux abonnés

Publié le 31/01/2005 à 0h14

A Budapest

«J'ai été embauchée il y a trois ans. TDK a deux usines en Europe, l'une en Allemagne, et l'autre en Hongrie. Ils ont implanté cette dernière à côté de mon village, à 50 kilomètres au nord de Budapest. Le site emploie 600 personnes et fabrique des composants électroniques, des pièces détachées pour téléphones mobiles et pour l'industrie automobile. Je m'occupe des ventes dans le monde entier. Je téléphone à notre usine de Singapour pour savoir s'ils peuvent livrer tel produit en Allemagne, puis à Hongkong pour une commande qui doit partir en Europe du Sud ... Tout se fait en anglais ou en allemand. Comme j'adore parler les langues étrangères, ce job me plaît beaucoup. Et je suis fière de travailler pour une entreprise de haute technologie, aux produits recherchés.

J'arrive le matin à 8 h 30. De mon village à l'usine, je mets cinq minutes en voiture. Nous sommes une trentaine à partager un grand bureau paysager mais il y a trois mètres entre chaque poste de travail. Par la fenêtre, je vois les champs et les montagnes. On a une heure pour le déjeuner. On termine à 17 heures mais, comme je viens de passer chef d'équipe, je forme les nouveaux et il m'arrive de rester plus tard. On a droit à des pauses dans la journée, quand le téléphone ne sonne pas. Mais il n'arrête pas de sonner ! Je m'entends bien avec mes collègues hongrois et japonais. L'autre jour, la directrice du jardin d'enfants m'a appelée, ma fille avait la fièvre. Je suis allée la chercher pour l'amener chez

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique