Stockholm, de notre correspondant.
Ça y est. Les envahisseurs lettons ont été définitivement rejetés à la mer par les Suédois. Devant l'opposition syndicale suédoise, la compagnie de BTP lettone Laval un Partneri a renoncé à achever la construction d'une école à Vaxholm. Un chantier qui s'était transformé depuis cet automne en champ de bataille pour la défense du modèle suédois d'accords collectifs contre la menace de dumping salarial et social. L'affaire avait provoqué un froid diplomatique entre la Suède et la Lettonie et, par extension, une mobilisation contre le projet de directive européenne «services» du commissaire Fritz Bolkenstein (Libération du 1er février).
La commune de Vaxholm, au nord de Stockholm, a annoncé avoir trouvé un arrangement avec l'entreprise lettone qu'elle avait engagée l'an dernier. Depuis le blocus par huit syndicats suédois démarré en novembre dernier pour protester contre le refus de Laval de signer les accords collectifs suédois, le chantier de l'école tournait au ralenti et avait même été complètement abandonné depuis fin décembre. Pour la commune de Vaxholm, qui a besoin d'une école en état de marche pour la rentrée prochaine, il devenait urgent de sortir de l'impasse. Un accord a donc été trouvé avec l'entreprise lettone. La commune ne paye Laval que pour la part de travail effectué et va maintenant lancer un appel d'offres pour terminer le chantier. Laval réclamerait de son côté plus de 50 000 euros de dommages et intérêts à Byggnads, le syn




