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Vin : Bordeaux arrache une prime à l'arrachage

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Les viticulteurs satisfaits par le plan gouvernemental.

Publié le 18/02/2005 à 0h38

Bordeaux correspondance

Il est encore bien trop tôt pour se réjouir. Mais hier soir, sans afficher un grand sourire, les représentants du CIVB (Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux) se montraient satisfaits. Le ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau, a en effet accédé à la plupart des requêtes de leur «plan bordeaux» qui vise à les sortir de la zone rouge. On le sait depuis plusieurs mois : Bruxelles ne veut pas aider les agriculteurs français, et Paris n'en a pas les moyens. Ce sont donc les viticulteurs qui devront s'en sortir par eux-mêmes. Néanmoins, évolution fondamentale, le gouvernement a accepté de lancer un emprunt pour abonder les primes d'arrachage, et de s'en porter garant.

Novateur. L'emprunt en question sera au maximum de 60 millions d'euros, probablement sur 18 ou 20 ans. Le plan est présenté par le CIVB comme «novateur, courageux et en mesure de répondre aux difficultés actuelles», qui ne sont pas minimes : les chiffres dévoilés mercredi ont révélé une baisse brutale de 22,3 % des exportations de vin de Bordeaux en 2004, selon la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux. Grâce à ce plan, le CIVB espère donc pouvoir affronter une surproduction de l'ordre de 20 %.

Jusqu'à présent, la prime européenne de 6 300 euros/hectare offerte n'avait incité qu'une infime partie des viticulteurs à procéder à un arrachage sur environ 200 hectares de vignes. Or, il faudrait, selon le CIVB, arracher 10 000 hectares. Grâce à l'emprunt, le CIVB espère at

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