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Libération
Interview

«McDo, ce n'est pas la bouffe du pauvre»

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Publié le 23/02/2005 à 0h41

A Champs-sur-Marne (Seine-et-Marne), McDo a créé une aire de jeux pour les moins de 10 ans. C'est le Ronald Gym Club, une bike zone couverte avec deux vélos, un panier de basket, un parcours d'obstacles, un jeu d'escalade, un tapis musical de danse façon Star Ac'. Ici, on ne parle pas de jeux mais de sport. C'est la trouvaille de Jean-Pierre Petit, à la tête de la filiale française depuis un an et demi, pour torpiller les procès en malnutrition qui visent McDonald et dissiper la mauvaise image renforcée par le film Supersize Me (1) et la plainte, jugée recevable le 25 janvier par la cour d'appel de New York, de jeunes obèses américains.

Le mercredi, certains enfants arrivent ici le matin, petit-déjeunent sur place, jouent dans le «gymnase», puis déjeunent et rejouent. Depuis l'existence de cette bike zone, 20 à 25 % de Happy Meals (menus pour enfants) sont vendus en plus. Jean-Pierre Petit fait fièrement visiter ce dispositif qui permet de nourrir les enfants deux fois par jour et répond aux critiques adressées à la marque.

Les dirigeants américains de McDonald, accusés d'avoir rendu obèses des adolescents du Bronx, vont se retrouver devant les tribunaux. Comment anticiper en France les «actions en nom collectif» à l'image de celles visant les cigarettiers américains?

On n'est ni dans le tabac, ni dans l'alcool, et je trouve inadmissible de faire le parallèle. Manger c'est vital, dire que manger tue est une imbécillité. C'est mal manger régulièrement pendant toute sa vie qui ab

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