Bruxelles (UE) correspondance
Le président de la Commission européenne, José Manuel Durão Barroso, a beau avoir assuré qu'il allait travailler activement pour remettre à plat les points controversés du projet de directive, dite Bolkestein, sur la libéralisation des services, la polémique continue d'agiter les esprits. Hier, le commissaire au Marché intérieur, l'Irlandais Charlie McCreevy, a dû improviser une conférence de presse pour calmer le jeu. La veille, la rumeur d'un retrait du texte avait en effet largement circulé au Parlement européen.
«La procédure normale continue», a martelé le commissaire, démentant ainsi toute intention de l'exécutif européen de retirer le projet conçu par le très libéral ex-commissaire au marché intérieur, le Néerlandais Frits Bolkestein. La libéralisation des services demeure un projet essentiel de la Commission. «C'est le grand domaine de création d'emploi et de richesse. Il faut absolument que ce potentiel soit libéré», a plaidé Charlie McCreevy en apportant cependant quelques précisions : «La future directive doit être inattaquable sur la prévention de tout dumping social.» Il a également annoncé que la santé et «les services d'intérêt général financés publiquement» seraient exclus du champ d'application. A propos du principe très controversé du «pays d'origine», qui permettrait aux prestataires de proposer leurs services dans toute l'UE sans avoir à répondre aux exigences sociales et réglementaires des pays d'accueil, il a promis des clari




