Pékin de notre correspondant
Les compagnies aériennes à bas coûts (low-cost) débarquent en Chine. Le premier pas, prudent, a été accompli vendredi avec le décollage du premier vol de la compagnie Okay Airways entre Tianjin, un port situé à deux heures de route de Pékin, et Kunming, la capitale de la province du Yunnan, dans le sud-ouest du pays, avec escale à Changsha, dans le Hunan (sud).
Okay Airways est la première compagnie aérienne privée en Chine, un pays qui connaît une explosion du trafic aérien intérieur (+ 38 % l'an dernier). Elle sera suivie de trois autres compagnies privées qui ont reçu l'agrément des autorités et seront basées à Shanghai, à Chengdu, dans l'Ouest, et à Lanzhou, dans le Nord-Ouest.
Sceptiques. Les débuts sont néanmoins modestes : un seul avion pour Okay Airways, un Boeing 737-900 en leasing, bientôt rejoint par un second appareil. Et, le jour de son premier vol, les agences de voyages à Pékin étaient bien en peine de fournir des indications de prix et de destinations, encore moins de vendre des billets. Les professionnels du secteur se montraient sceptiques sur les chances de ce nouveau venu face aux géants étatiques qui dominent le trafic aérien domestique.
Il n'empêche, le feu vert donné par les autorités à Okay Airways est surtout le signe de l'arrivée des compagnies low-cost dans le ciel asiatique. Une première compagnie, bâtie sur le modèle de Ryanair et d'Easyjet en Europe, s'est lancée avec succès à partir de la Malaisie : Air Asia a réussi sa




