Copropriétaire d'un magasin de photos à Söderhamn, à plus de 200 km au nord de Stockholm, au bord de la Baltique, Göran Bratt a pris un congé sabbatique et laissé sa place à Bibbi Eriksson, au chômage.
Göran Bratt, 54 ans
«Si cela peut aider des gens à se remettre à flot»
«Je me suis arrêté début février. Ça me semble encore irréel. Durant mes trente-cinq ans de vie professionnelle dont vingt-neuf passés dans cette boutique que j'ai créée , j'ai dû prendre au maximum deux semaines de congés d'affilée... Nous sommes cinq employés, dont ma femme et ma fille. Nous vendons du matériel photo et des téléphones portables. C'est mon épouse qui a entendu parler du congé sabbatique l'année dernière, elle s'est renseignée. Mais c'est moi qui l'ai demandé et obtenu. Financièrement, je gagne environ un tiers de moins qu'avant, mais mon épouse travaille. Et puis, comme j'en profite pour chasser, ça me coûte moins cher en nourriture ! J'ai plus de temps pour m'occuper de mes chiens de chasse, fabriquer ma viole, pêcher, faire des photos de nature et rénover trois vieilles maisons que nous possédons. Certains parlent de cette réforme comme d'une réforme de luxe. Pour moi, c'est vrai, c'est luxueux, c'est formidable. Mais pour la chômeuse qui me remplace un an, ce n'est pas du luxe d'avoir un boulot. Si cette réforme peut aider des gens à se remettre à flot, alors pourquoi pas.»
Bibbi Eriksson, 36 ans
«C'est bien de pouvoir essayer autre chose»
«Je suis revenue habiter à Söderhamn pour suivre m




