Montréal de notre correspondante
L'avenir d'Ubisoft est incertain depuis décembre et l'entrée surprise dans son capital du géant américain Electronic Arts, désormais son premier actionnaire (lire ci-dessous). Mais le développeur et éditeur français de jeux vidéo n'a pas pour autant mis un frein à ses projets de développement. Anticipant un doublement du marché mondial du divertissement numérique dans les sept prochaines années, du fait notamment de l'arrivée des consoles de nouvelle génération, les frères Guillemot ont annoncé le mois dernier la création d'un millier d'emplois à Montréal d'ici à 2010. Soit un doublement de l'effectif de la succursale québécoise, déjà le plus important studio de la société (le deuxième au monde après celui d'Electronic Arts à Vancouver).
Répartis sur les quatre étages d'un imposant édifice en brique rouge le long de la rue Saint-Laurent, les employés semblent déjà presque à l'étroit dans les 25 000 mètres carrés de superficie. Dans d'immenses aires ouvertes, sous le regard de maquettes grandeur nature des héros les plus populaires d'Ubisoft, des centaines d'informaticiens, testeurs et autres dessinateurs travaillent derrière des grappes d'ordinateurs dans une atmosphère plutôt studieuse.
Campus. L'expansion est déjà engagée. Le 2 mars, la division montréalaise d'Ubisoft a dévoilé un accord sur l'acquisition des activités de développement de MC2 Microids Canada (leader européen des jeux d'aventures, créateur notamment de la série Syberia) et l'in




