(à Stockholm)
Salaire augmenté et temps de travail réduit. Voilà ce qu'ont négocié les employés d'un hôpital norvégien alors qu'en France le temps de travail s'allonge et les salaires stagnent. Au service de soins intensifs de l'hôpital de Bergen, les salariés ont accepté des horaires plus flexibles en échange de plus d'argent et de temps libre. Le principe en vigueur à Bergen est basé sur le volontariat. Selon l'accord, 75 % du temps de travail est à horaires fixes et les 25 % restants sont placés dans une «banque horaire» et sont utilisés quand le besoin se fait sentir. Sur les 45 postes du service, 28 personnes ont choisi de rejoindre la banque horaire. Afin d'éviter une flexibilité totale avec des salariés prévenus au dernier moment, les responsables du service tentent d'avoir une visibilité de deux semaines sur l'utilisation du volume d'heures entreposées à la banque. Selon le quotidien conservateur norvégien Aftenposten, qui décrit cette expérience démarrée voilà un an et demi, ce mode d'organisation est «un grand succès». Après une année de pratique, 97 % des employés souhaitaient le conserver.
Les salariés organisent eux-mêmes leur emploi du temps et le redéploient pour coller à la charge de travail en salle d'urgence. Quand le volume de travail est bas, la personne peut quitter son poste et placer les heures de travail dues dans la banque horaire. Quand il augmente, le personnel est rappelé à son poste. «En cas d'urgence, nous appelons d'abord celui qui est le plus "e




