Les Australiens ont comme une petite envie de roquefort. Et quelques regrets de l'avoir banni de leurs commerces en 1993, comme l'ensemble des fromages à pâte crue, pour cause de suspicion de listeria. Une délégation officielle australienne d'experts sanitaires s'apprête à débarquer la semaine prochaine à Roquefort et à Millau (Aveyron). Objectif : visiter les caves de Société et de Papillon qui se partagent l'essentiel du marché français, et prélever des échantillons dans les laiteries pour s'assurer que la redoutable listeria est bien absente du précieux fromage AOC de brebis. Durée du séjour : une semaine. A la clé, une possible reprise des exportations de roquefort vers l'Australie et aussi vers la Nouvelle-Zélande un pays pourtant bien équipé en brebis vers la fin de l'année.
«Symbole». «Si nous parvenons à les convaincre, nous pourrions expédier 15 à 20 tonnes de fromage vers ces pays, explique Thierry Zurcher, directeur général de Roquefort Société (groupe Lactalis). Ce n'est pas beaucoup par rapport aux 18 000 tonnes de roquefort produites chaque année en France, dont 1 000 tonnes sont exportées vers les Etats-Unis, mais c'est un symbole.»
«Premium». Faire venir les Australiens n'avait rien d'évident : «Cela fait des années que nous négocions avec eux, aidés par les autorités sanitaires et vétérinaires françaises et par notre ambassade sur place», raconte Thierry Zurcher. La Direction générale de l'alimentation, rattachée au ministère de l'Agriculture, a même fait




