Nancy envoyé spécial
Ils se rassemblent au moment où la pluie cesse, hier, peu après 11 heures, devant la cour d'appel de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Une heure plus tard, ils sont 200 à manifester leur soutien à Kamel Belkadi. Quatre fois plus nombreux qu'en première instance, en septembre 2004, quand le tribunal correctionnel de Briey a jugé et condamné cet ancien salarié de l'entreprise Daewoo-Orion de Mont-Saint-Martin à trois ans de prison dont la moitié ferme et 30 000 euros de dommages et intérêts pour l'incendie qui a ravagé cette usine de tubes cathodiques, le 23 janvier 2003. Le sinistre a détruit le stock de produits finis et mis fin à deux mois d'un conflit social particulièrement dur dans cette filiale du conglomérat sud-coréen Daewoo, implantée depuis 1995 dans l'ancien bassin sidérurgique de Longwy. Endettée auprès de l'Urssaf et des banques, Daewoo-Orion avait été placée en redressement judiciaire. L'incendie a précipité la liquidation. Passif financier : 110 millions de traites. «Passif social : le licenciement de 550 salariés, dont 500 sont toujours au chômage», rappelle Me Gérard Michel, l'un des deux avocats de Kamel Belkadi.
Sur les torses des manifestants, des autocollants «Kamel innocent, Daewoo coupable !». Leurs banderoles demandent «la réouverture de l'instruction». Sur des fils tendus entre les arbres, les manifestants ont accroché des avis de recherche à l'effigie de l'ancien PDG de Daewoo, Kim Woo-choong, en fuite depuis 2000 après avoir conduit le




