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Les vignerons du Languedoc-Roussillon ne désarment pas

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Manifestation, propagande pour le non à la Constitution... ils refusent les «mesurettes» du gouvernement.

Publié le 21/04/2005 à 1h51

Narbonne envoyé spécial

Les vignerons du Languedoc-Roussillon ne décolèrent pas. «Et ce ne sont pas les mesurettes insignifiantes de Bussereau qui nous calmeront !» prévient un viticulteur de l'Hérault dans le cortège. Hier, à l'appel de toutes les organisations viticoles du Languedoc-Roussillon, 10 000 manifestants (7 000, selon la police) ont défilé dans les rues de Narbonne. Une manifestation réussie, malgré les promesses faites lundi par le ministre de l'Agriculture de multiplier par deux les aides directes exceptionnelles accordées aux vignerons en grande difficulté. «Ces aides sont ridicules par rapport au désastre dans lequel nous sommes enfoncés», s'énerve un manifestant du Minervois. Et son voisin de rajouter : «En France, les gens manifestent pour une augmentation de leur salaire. Nous, on a déjà perdu entre 30 % et 40 % de nos revenus.»

Excédents. La crise du vin en France, dont les prix sont en chute libre à cause d'importants volumes d'excédents issus de la récolte 2004, touche particulièrement les 30 000 vignerons du Languedoc-Roussillon, première région viticole, avec 32 % du volume de vins produits. En janvier, les prix de rachat par les coopératives ont chuté : «Mon vin est repris à 33,4 euros l'hectolitre, contre 45,5 l'an dernier, explique un viticulteur de l'Aude. Et encore, les tarifs continuent de descendre, tirés vers le bas par les prix espagnols, qui sont à 27,3 euros. A ce compte-là, on n'a plus qu'à s'asseoir sur nos sarments et à pleurer.» Alors, qu

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