Menu
Libération

L'onde de choc de la retraite du PDG de Carrefour

Réservé aux abonnés

Tour à tour gênés ou indignés, politiques ou représentants des actionnaires réagissent.

Publié le 23/04/2005 à 1h53

L'affaire de la retraite complémentaire de 38 millions d'euros attribuée par Carrefour à son ancien PDG n'a pas fini de provoquer des réactions alors que le principal intéressé joue la sérénité : «Ma retraite sera proportionnelle à ce qu'était ma situation dans un grand groupe», a benoîtement déclaré hier Daniel Bernard en direct de Shanghai, où il accompagne le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

Un ton qui risque de ne pas être du goût de Didier Cornardeau, président de l'Association française des petits porteurs actifs (Appac). Vendredi, cet habitué des escarmouches financières avec les pointures du CAC 40 n'a pas caché son intention d'aller en justice : «On va étudier le dossier, on envisage de porter plainte pour abus de bien social [...]. En France, plus l'entreprise va mal, plus les dirigeants s'en mettent plein les poches. Il faudrait que les rémunérations correspondent au travail réel», a indiqué Cornardeau, qui redoute que les petits actionnaires désertent la Bourse.

Dans le monde politique, après François Hollande pour le PS, et Pascal Clément, président UMP de la Commission des lois à l'Assemblée nationale, qui ont protesté dès jeudi, c'était vendredi le tour de Patrick Ollier, député UMP. «Je suis choqué par ce qui se passe, au moment où on parle du pouvoir d'achat des plus humbles, au moment où on veut défendre les petits actionnaires», a expliqué ce proche de Chirac. Bayrou, le patron de l'UDF, trouve lui aussi le cas Bernard «très choquant».

De son côté, la d

Dans la même rubrique