Menu
Libération

Bruxelles file trop doux avec Pékin

Réservé aux abonnés

Douze ministres européens exigent une réaction rapide au boom du textile chinois.

Publié le 25/04/2005 à 1h55

Pull-overs : + 534 % , fils de tissage : + 257 % , T-shirts : + 164 %... Le commissaire européen au Commerce Peter Mandelson a dressé hier le palmarès des augmentations, sur le premier trimestre de 2005, des importations européennes de produits textiles chinois. Il a annoncé l'ouverture d'enquêtes pour neuf catégories de produits textiles ou d'habillement chinois.

Souhait. «Insuffisant», ont répliqué en substance les ministres du Commerce d'une partie des Etats membres de l'Union qui rencontraient hier soir le commissaire au Commerce. Une douzaine de pays producteurs de textiles ont demandé à la Commission européenne d'aller plus vite dans l'adoption de mesures de sauvegarde. Une position qui rassemble la France, l'Espagne, l'Italie, la Pologne, le Portugal, la République tchèque, la Belgique, la Slovénie, la Lituanie, la Grèce, Chypre et la Slovaquie. Le ministre français François Loos a estimé, à son arrivée au dîner avec ses homologues, que le choix du commissaire européen d'ouvrir des enquêtes va «dans le bon sens». Mais, a-t-il aussitôt ajouté, «on va lui demander d'aller plus vite [...] Il y a deux procédures: une procédure rapide et une lente. On lui demande la procédure rapide. Tous les producteurs de textile sont d'accord.»

De fait, la tactique de la Commission vise surtout à faire pression sur la Chine pour obtenir des mesures de restriction volontaires. Selon le calendrier prévu par la Commission, les éventuelles mesures de sauvegarde ne pourraient être prises avant

Dans la même rubrique