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Paris et Berlin vont se creuser le cerveau en commun

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Publié le 26/04/2005 à 1h55

C'est le retour annoncé de la politique industrielle européenne. Les gouvernements français et allemand sont tombés d'accord : pour exister dans la compétition internationale, les grandes entreprises des deux pays doivent désormais s'allier pour développer des projets de recherche. Terminé les bisbilles entre Siemens et Alstom, étouffé les critiques sur l'absorption du laboratoire franco-allemand Aventis par son concurrent Sanofi. L'Europe creuse son déficit de recherche et d'innovation, face à ses concurrents américains, japonais et bientôt chinois. Elle doit faire bloc.

Ce discours volontariste doit marquer aujourd'hui le cinquième Conseil des ministres franco-allemand qui se tient à l'Elysée (lire aussi page 13). Principale annonce, dévoilée hier par l'Elysée : 4 projets de recherche dans le domaine biomédical et des technologies de l'information associant entreprises et labos de recherche allemands et français (lire ci-dessous). «Ce qui est important, c'est la dimension politique de ces projets, explique-t-on à l'Elysée. C'est ce qui explique que des concurrents français et allemands acceptent de travailler ensemble pour répondre à la compétition internationale. Cette coopération au niveau européen se situe au-delà de l'économie.»

Fonds publics. Il ne faut pas attendre de ces projets une contribution immédiate et décisive à la création d'emplois dans les deux pays. Ses promoteurs le reconnaissent : les développements occuperont sept à neuf ans avant de donner lieu à des pr

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