Il s'est fait connaître comme employé de Microsoft, non pas en tant qu'«évangéliste technique» (son titre officiel), mais comme «blogueur». Robert Scoble tient quotidiennement un journal personnel diffusé sur le Web. Plusieurs fois par jour, il y appose des remarques sur les nouvelles technologies. Même s'il admet qu'Apple et Google sont supérieurs à Microsoft dans certains domaines, il aime son entreprise, ses produits, et il le dit. Mais lorsqu'il n'est pas d'accord avec sa direction, il le dit aussi. La semaine dernière, il vitupérait son patron. Dans une lettre ouverte publiée le 23 avril, il s'en prenait à Steve Ballmer et lui reprochait sa décision d'abandonner son soutien à la loi contre la discrimination des gays (avant que Ballmer ne fasse volte-face). «Steve, je suis triste. Très triste. C'est ça, du "leadership" ? Que se serait-il passé si nous étions une entreprise en Allemagne dans les années 30 ? Nous aurions pris la même position ?»
De quoi s'attirer une réponse d'un de ses supérieurs hiérarchiques, sur son propre blog. «Arrête-toi un instant et mets-toi dans les chaussures de Bill [Gates] et de Steve [Ballmer]. Ces hommes ont fait leurs preuves dans le soutien aux droits des gays», écrit Vic Gundotra. Lui, comme Scoble, fait partie des centaines d'employés de Microsoft qui tiennent un blog en marge de leur travail. Pour l'hebdomadaire britannique The Economist, l'exemple de Scoble «pourrait marquer le début de la fin de la communication d'entreprise telle que




