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«Parité ne rime pas avec égalité»

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Publié le 10/05/2005 à 2h06

Les grands moyens. Pour l'ouverture aujourd'hui du débat à l'Assemblée du projet de loi sur l'égalité salariale, Nicole Ameline, la ministre de la Parité et de l'Egalité professionnelle a prévu un grand raout européen. Les 24 homologues européens de la ministre seront présents dans les tribunes. Comme un moyen de plus de faire en douce la campagne pour le oui au traité constitutionnel et peut-être faire oublier les faiblesses du texte. Un texte qui vise à résorber en cinq ans les écarts de salaires entre hommes et femmes. Mais il n'y a rien de contraignant dans le projet de loi, lequel renvoie à la négociation d'entreprise pour lutter contre les inégalités. Un «système de confiance» selon Nicole Ameline, dont l'efficacité est déjà mise en doute. Depuis 1983, deux lois ont déjà essayé de lutter contre les inégalités hommes-femmes au travail. Les écarts de rémunérations restent de près de 25 %. Et surtout, la nouvelle loi ne s'attaque pas au principal fléau de l'emploi féminin, le temps partiel, véritable machine à précariser. Quatre-vingts pour cent de ces emplois sont occupés par des femmes. Margaret Maruani, sociologue et directrice de recherche au CNRS revient sur cette discrimination très française.

Où en est l'emploi féminin en France ?

Aujourd'hui, les femmes représentent la moitié de la population active, contre seulement un tiers dans les années 60. Les femmes sont très diplômées et s'arrêtent de moins en moins de travailler dès qu'elles ont des enfants. Pourtant, cette

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