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IBM Montpellier programme sa lutte

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L'action s'organise contre les suppressions d'emplois. Une grève est prévue le 23 mai.

Publié le 13/05/2005 à 2h10

Montpellier de notre correspondant

La contre-attaque se prépare. Après l'annonce le 4 mai par la direction américaine d'IBM d'une réduction de «10 000 à 13 000 employés, majoritairement en Europe», les salariés français de la multinationale commencent à s'organiser. Depuis hier, des assemblées générales du personnel sont convoquées par les syndicats sur les onze sites hexagonaux de la firme, afin de déterminer les actions à mener. A Montpellier ­ deuxième site, après Paris, avec un millier de salariés ­, près de 300 employés se sont réunis à l'extérieur du bâtiment, juste en dessous des fenêtres de la direction.

Prime. «Les propositions inscrites dans le plan social sont absolument insuffisantes !» a martelé dans son mégaphone Michel Perraud, élu CFDT (syndicat majoritaire) de la filiale montpelliéraine, devant un auditoire composé essentiellement de cadres (1). «Ce n'est pas assez, confirme Dominique, ingénieur au département Business Consulting Services. Après quinze ans de boîte, ils me proposent huit mois de salaire comme prime de licenciement. A 46 ans, qu'est-ce que je peux faire avec ça ?»

Avec 70 % de cadres dans l'effectif, on pourrait penser que les raisonnements des salariés d'une entreprise comme IBM seraient moins antiactionnaires que ceux d'employés aux rémunérations plus modestes. Il n'en est rien. «Il est tout de même désagréable de voir qu'IBM a pris la décision de supprimer 13 000 postes alors que l'entreprise vient d'enregistrer une de ses plus fortes années

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