Stockholm de notre correspondant
Dans le secret de leur âme, les membres du gouvernement social-démocrate suédois doivent se bénir de ne pas organiser de référendum sur la Constitution européenne. Sinon, le coup de semonce tiré mardi de Luxembourg aurait certainement précipité foule de Suédois dans le camp du non. En effet, la Cour européenne de justice a rendu un arrêt déclarant que «le monopole suédois de vente au détail des médicaments est contraire au droit communautaire». Une gifle pour la Suède qui a longtemps affirmé à ses concitoyens avoir eu la garantie que l'Union européenne ne toucherait pas à ses monopoles (pharmacie, vente d'alcool au détail).
Système de sélection. Un revers aussitôt contré par la ministre des Affaires sociales. «Mon avis est que le monopole des pharmacies restera, mais nous devons ajuster la réglementation», a estimé Ylva Johansson. La Cour de justice, qui réclame le démantèlement du monopole aussi bien pour les médicaments vendus sur ordonnance que pour ceux en vente libre, juge que «le système de sélection des médicaments du monopole suédois [...] est susceptible de désavantager les médicaments en provenance des autres Etats membres par rapport au commerce de médicaments suédois». La Cour relève également que «la convention conclue entre l'Etat suédois et Apoteket [la société nationale des pharmacies, ndlr] ne prévoit ni un plan d'achat ni un système d'appels d'offres offrant la possibilité aux producteurs des produits non sélectionnés d'obteni




