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La Samaritaine: angoisse à tous les étages

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Menace de plan social dans l'enseigne du groupe LVMH qui pourrait fermer pour travaux.

Publié le 04/06/2005 à 2h28

Sale anniversaire pour la Samaritaine. Construit à partir de 1905 entre la rue de Rivoli et la Seine, le grand magasin parisien inscrit à l'Inventaire des monuments historiques affronte le 9 juin une échéance capitale pour son destin. Fermeture des lieux et plan social à la clé, le ciel pourrait bien tomber sur la tête des 800 salariés de la maison. Ce jour-là, un comité d'hygiène et de sécurité (CHSCT) se prononcera sur la suite à donner aux exigences de la préfecture de police de Paris: en février, elle a réclamé pour la troisième fois à la direction de la Samaritaine de faire d'urgence des travaux de sécurité incendie, sous peine de fermeture du magasin. Les experts ont repéré des «anomalies graves, notamment des conditions insuffisantes de résistance au feu des structures métalliques et des planchers».

«La direction de LVMH (maison mère de la Samaritaine, ndlr) pourrait profiter des deux ans de travaux à faire pour fermer le magasin le 31 décembre prochain. Et pour licencier les gens», s'inquiète Thierry Rondeau de la CFTC. «Nous n'avons pas encore décidé si nous ferons les travaux par tranches, ce qui permettrait la poursuite de l'exploitation, ou d'un seul coup, ce qui pourrait justifier une fermeture», explique LVMH. Qui insiste sur la nécessité de respecter «le principe de précaution».

Tract. Le hic, pour les salariés, c'est qu'un comité d'entreprise extraordinaire de la Samaritaine, décidé ces derniers jours, doit se réunir le 9 juin, juste après le CHSCT. «Ça sent vr

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