A quoi joue la mairie de Paris dans l'affaire des gravissimes risques d'incendie à la Samaritaine qui vont conduire à sa fermeture dès mercredi soir? Pourquoi n'a-t-elle pas pris la responsabilité de fermer le magasin alors que les expertises de la préfecture de police datant de 2003 pointaient le risque énorme d'embrasement des lieux en «un quart d'heure» avec des centaines de victimes possibles au coeur de la capitale?
Selon Madeleine Charton, de la CGT de la Samaritaine, le risque de départ de feu était connu depuis 2001. Selon Thierry Rondeau, de la CFTC, ce risque avait été clairement identifié l'an dernier et l'année précédente. Pourtant, rien. Pas de mesures, pas de réelle mise aux normes à la Samaritaine depuis l'annonce des risques. «Ce n'est pas à la mairie de Paris de prendre une décision de fermeture, c'est le rôle de la préfecture», explique Lyne Cohen-Solal, adjointe chargée du commerce. La préfecture, elle, est aux abonnés absents.
Projets secrets. Autant de contorsions qui alimentent la rumeur répandue par les 750 salariés mécontents du magasin : la mairie de Paris serait de mèche avec LVMH pour organiser en coulisse une fermeture à une date prévue et choisie par eux, notamment dans la perspective de réaliser une opération immobilière de bureaux, de logements et de commerces haut de gamme au cas où Paris obtiendrait les JO de 2012, ce qu'affirment en choeur CFTC et CGT.
Une méchante rumeur que la dernière déclaration de la mairie sur la fermeture du magasin la s




