(envoyé spécial à Nancy) avec AFP
L'ancien patron du géant sud-coréen Daewoo, Kim Woo-choong, s'est livré hier à Séoul à la justice de son pays qui veut l'entendre sur la faillite retentissante de son empire en 1999. M. Kim, 68 ans, est arrivé à l'aube sur un vol en provenance de la capitale vietnamienne Hanoï. «Je m'incline très bas et je présente mes excuses pour avoir causé des problèmes aux gens en raison de l'affaire du groupe Daewoo», a déclaré M. Kim dans un communiqué. Le fondateur de l'empire sud-coréen met ainsi fin à six ans de cavale et se dit prêt à aider la justice dans son enquête sur une fraude comptable destinée à masquer des dettes astronomiques de 80 milliards de dollars.
«J'assumerai toute la responsabilité que je suis présumé prendre dans l'affaire du groupe Daewoo. Je suis profondément désolé», a-t-il déclaré, tandis que des manifestants scandaient à la sortie de l'aéroport : «Pas d'amnistie ! Organisez une enquête parlementaire !» L'homme d'affaires a été immédiatement emmené dans le bureau des juges qui avaient lancé en 2001 un mandat d'arrêt international via Interpol. M. Kim avait été vu en Asie et en Europe, notamment en France dont il a la nationalité. Le patron d'une société française de transport, Lohr, avait révélé en mars qu'il travaillait depuis un an et demi pour la firme, en tant que consultant.
«S'il rentre au bled, c'est pour avoir une grâce», a réagi hier Isabelle Banny, secrétaire de l'Union locale CGT Longwy. Quatre des sept dirigeants de




