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H & M étoffe ses bénéfices, mais jure que la Chine n'y est pour rien

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Le groupe textile suédois pourrait pâtir des restrictions d'exportations imposées par les Etats-Unis et l'Europe.

Publié le 27/06/2005 à 2h45

Stockholm de notre correspondant

Tout va très très bien pour H & M. En tout cas, pour l'instant. Le groupe suédois a présenté la semaine dernière des résultats flatteurs. De décembre à mai, son bénéfice net a atteint 5,9 milliards de couronnes (640 millions d'euros), en hausse de 32 % par rapport au premier semestre 2004. Et sa marge opérationnelle a grimpé à 20,4 %. A 22,8 %, la marge du deuxième trimestre (mars-mai) est même la meilleure jamais enregistrée par H & M sur cette période. H & M se délecte d'autant plus que son grand concurrent espagnol Inditex (Zara) a récemment présenté des résultats trimestriels indiquant des ventes faiblardes au Royaume-Uni et en Allemagne, où H & M a augmenté de 8 % et de 19 %.

La direction du groupe suédois refuse d'expliquer ses performances par la levée des quotas textiles chinois qui a notamment conduit à des fortes baisses de prix sur les achats. «Notre collection de printemps a été très bien accueillie», se contentent d'assurer les Suédois.

Bureaux. La Chine tient une place de choix dans la réussite du cocktail H & M. Environ 60 % de la production de l'enseigne est achetée en Asie, dont la moitié, 30 %, en Chine. «H & M y fabrique essentiellement des vêtements à base de lin, de laine, ainsi que les articles pour bébés», précise le groupe. H & M a commencé à faire des affaires en Asie dès les années 60 et ouvert son premier bureau chinois en 1984. Ses différents bureaux de production asiatiques (quatre en Chine), occuperaient aujourd'hui

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