Et une autre tournée de scotch pour Pernod Ricard, une ! Cette fois, avec le rachat d'Allied Domecq (lire ci-dessous), c'est le whisky Ballantine's qui tombe dans l'escarcelle de l'inventeur du pastaga. Du coup, le chiffre d'affaires du groupe français plonge incontestablement dans le whisky avec 42 % des ventes consolidées de la maison, loin devant les alcools blancs et ce bon vieux pastis. Une bascule dans le scotch qui ne date pas d'hier : Pernod Ricard avait commencé à tomber dans le tonneau en rachetant le canadien Seagram dès 2001.
Marché en croissance. Résultat des courses, le nouveau numéro 2 mondial des spiritueux peut désormais servir aux amateurs toutes sortes de whiskys différents, des plus prestigieux et des plus connus aux plus banals : Chivas, Glenlivet, Aberlour, Ballantine's, Clan Campbell, Jameson, mais aussi Blenders Pride, Dunbar, Royal Stag, Something Special... Dans le bouquet des marques internationales, il n'y a plus guère que Johnny Walker (du groupe britannique Diageo, leader mondial des vins et spiritueux) ou Glenmorangie (du groupe français de luxe LVMH) qui échappent encore à la soif de Patrick Ricard, le patron du groupe. Pourquoi un tel appétit pour le whisky ? «Parce que c'est un marché vraiment mondial encore en pleine croissance. De la Corée du Sud à l'Inde en passant par la France ou l'Italie, les gens boivent du whisky», constate Pierre Pringuet, le directeur général délégué de Pernod Ricard.
Les chiffres sont plutôt convaincants : l'an dern




