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Libération

A toute allure, l'Etat lâche ses autoroutes

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L'appel à candidatures est lancé ce matin. La vente doit rapporter 10 milliards d'euros.

Publié le 18/07/2005 à 3h00

Des sous, des sous ! Quitte à se désengager au plus vite et en totalité du réseau autoroutier français. C'est ce qu'annoncent ce matin dans une interview aux Echos le ministre de l'Economie, Thierry Breton, et le ministre des Transports, Dominique Perben. Conformément à ce qu'avait annoncé Dominique de Villepin dans son discours de politique générale, l'Etat va vendre la totalité de sa participation dans les sociétés d'autoroutes. Principale nouveauté annoncée par les ministres : un calendrier accéléré. L'appel à candidatures pour la privatisation des ASF, APRR et de la Sanef est lancé dès ce lundi matin avec une remise des offres fixée au 22 août.

«L'intention du gouvernement» est de «choisir les lauréats à l'automne», indique Thierry Breton. «L'Etat préférera être payé en numéraire plutôt qu'en titres», précise le ministre de l'Economie, sans donner de chiffre sur les recettes attendues des opérations. Selon les estimations, elles devraient rapporter entre 10 et 12 milliards d'euros aux caisses de l'Etat.

Cette décision de privatiser les autoroutes marque un revirement par rapport à la politique du gouvernement Raffarin (Libération du 30 juin). Le ministre des Transports d'alors, Gilles de Robien, avait obtenu, contre l'avis de Bercy, un gel du processus de privatisation : mieux valait toucher chaque année les dividendes de ces participations pour financer de nouvelles infrastructures que tout céder d'un coup. Mais l'attrait de ce magot était trop tentant pour Villepin, qui

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