Toujours plus bas. Après le gouvernement, les experts du Fonds monétaire international (FMI) ont à leur tour revu à la baisse leurs prévisions de croissance pour la France, à environ 1,75 % en 2005 contre 2 % annoncés en avril, dans un rapport publié vendredi (1). Les prévisions pour l'année 2006 sont elles aussi abaissées : autour de 2 %, au lieu de 2,2 % en avril... Et ce n'est peut-être pas fini : les experts constatent que d'importants risques continuent de peser sur leurs prévisions, notamment en raison du prix du pétrole et de l'atonie possible de la demande des partenaires commerciaux européens.
Couplet favori. Le ministre français des Finances, Thierry Breton, avait lui aussi récemment revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2005, en espérant dorénavant «se rapprocher de 2 % de croissance annuelle si, bien entendu, le cours du pétrole se replie». Intervenant début juillet devant l'Assemblée nationale, il avait ajouté que ce chiffre est «plutôt devenu le haut de la fourchette de croissance envisagée».
Les experts du FMI, de retour d'une mission en France pour préparer leur rapport sur l'état de l'économie française en 2005, en profitent pour entonner leur couplet favori : le renforcement des «réformes structurelles». Tout en se félicitant des réformes entreprises, notamment en matière d'assurance maladie, ils soulignent qu'elles restent «d'une ampleur limitée».
S'agissant du marché du travail, ils se félicitent du plan d'urgence pour l'emploi, mais relèvent que




