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A Bordeaux, l'eau est salée

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Publié le 27/07/2005 à 3h06

Bordeaux de notre correspondant

Même en temps de sécheresse, l'eau alimente les polémiques dans le Sud-Ouest. Les Bordelais découvrent en effet cet été le prix réel de leur eau potable. Des associations d'usagers ont déposé hier un recours devant la cour administrative d'appel de la Gironde, audit à l'appui, pour demander l'annulation du contrat liant la communauté urbaine de Bordeaux (CUB) à la Lyonnaise des eaux, filiale du groupe Suez.

Depuis treize ans et l'entrée en vigueur du contrat, celle-ci aurait en effet dégagé des marges particulièrement importantes, soit 29,3 millions d'euros de plus que prévu, rien que pour les années 1997-2003. Des chiffres contestés par la Lyonnaise, mais repris à son compte par la CUB.

Cela fait plus de dix ans que l'association Trans'CUB dénonce le contrat signé entre les deux parties pour trente ans (1992-2021). Elle clame que le groupe surfacture les coûts de traitement et d'acheminement de l'eau potable. Mais en justice, malgré l'appui de l'UFC-Que choisir et de l'Union des familles laïques, elle a échoué par deux fois. Déboutée. Toutefois, lors de la procédure d'appel en mai 2005, le président de la cour a refusé de tenir compte des premiers éléments d'un audit commandé par la CUB sur cette question. Or cet audit, révélé depuis dans son intégralité, conforte les analyses de Trans'CUB. Atout non négligeable : il a aussi été avalisé par le président socialiste de la communauté urbaine, Alain Rousset, en place depuis seulement sept mois.

Trans

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