La pénurie de pantalons n'aura pas lieu. Des professionnels de l'habillement ont dégommé hier le discours alarmiste du syndicat professionnel des «succursalistes», ces enseignes comme H & M, Zara ou Benetton, qui évoquent depuis deux jours le spectre d'une pénurie de falzars, mais aussi de pulls, dans les magasins à la rentrée en raison du dépassement des quotas d'importations en provenance de Chine. La Fédération nationale de l'habillement a notamment affirmé hier qu'aucun problème d'approvisionnement n'était à prévoir dans les magasins indépendants, qui comptent pour 30 % du marché français.
Déferlante. Le spectre d'un «risque majeur» de manque de pantalons et de pulls a été agité dès mercredi par Lucien Odier, le président du Conseil national des succursalistes de l'habillement (CNSH). Une situation absurde qu'il met sur le compte de la réintroduction de quotas partiels, le 11 juillet, sur les importations de dix catégories de produits textiles venant de Chine, limitant la hausse d'une année sur l'autre entre 8 et 12 %. Une mesure prise pour limiter la casse dans l'industrie européenne après la déferlante de soutiens-gorge, tee-shirts et autres qui a suivi la levée complète des quotas le 1er janvier. «Cette mesure nous pénalise car nous avions passé nos commandes avant et nous avons été mis devant le fait accompli», explique Lucien Odier. Résultat : des millions d'habits commandés il y a plusieurs mois ont déferlé sur l'Europe et les quotas 2005 ont été atteints dès la mi-




