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L'Inde ivre de son vin

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Publié le 17/08/2005 à 3h20

Nashik (Etat du Maharashtra) de notre envoyé spécial

Sans les manguiers qui trônent à l'entrée de l'exploitation, on se croirait presque dans une région viticole européenne. A quatre heures de route de Bombay, Sula Vineyards est l'un des trois principaux vignobles indiens. Cent vingt hectares de vignes, une unité de production dernier cri, et 550 000 bouteilles produites l'an dernier. Sauvignon, chenin, cabernet, zinfandel ou encore syrah : les cépages ont tous été importés de France et de Californie. Sula Vineyards fabrique même du vin mousseux «selon la méthode champenoise», précise le propriétaire, Rajeev Samant, attablé autour d'un verre de rosé et d'une assiette de fromages sur la terrasse de son «tasting bar» («bar de dégustation») ultramoderne, avec vue sur les vignes.

Droits de douanes. Fondé il y a seulement six ans, le domaine connaît une croissance phénoménale, symptomatique de l'émergence de l'Inde comme un nouveau marché pour le vin. «Notre production double chaque année, explique Rajeev Samant. Je viens à peine de construire pour 700 000 litres de cuves que je suis déjà en train d'attaquer les prochaines, d'une capacité équivalente.» Objectif pour 2005 : un million de bouteilles. Impressionnant lorsqu'on sait que les premières vendanges, en 1999, n'avaient donné que 12 000 litres... «Ils ont réussi à faire très vite et très bien», estime Valérie Aigron, une Française qui travaille chez Sula Vineyards depuis fin 2003. Seul souci : «Les ventes s'envolent trop vite.

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