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Les ex-salariés de Gate Gourmet prient pour être réintégrés

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Un temple sikh accueille les licenciés de la société de restauration aérienne.

Publié le 24/08/2005 à 3h23

Londres intérim

Au coeur de Southall, à quelques minutes de l'aéroport de d'Heathrow, le plus grand temple sikh en dehors de l'Inde est devenu ces derniers jours le quartier général des salariés licenciés de la société de restauration aérienne Gate Gourmet ­ majoritairement d'origine indo-pakistanaise ­ et de leurs familles. Quand ils ne protestent pas sur les pelouses bordant la route vers l'aéroport londonien ou devant le siège de l'entreprise américaine, ils se retrouvent là. Hier, ils guettaient avec appréhension le résultat des négociations entre British Airways et leur employeur, qui a fixé à la compagnie aérienne britannique un ultimatum pour parvenir à un accord sur le renouvellement de son contrat et menacé de cesser son activité en Grande-Bretagne. Aucune nouvelle n'a filtré, les deux sociétés ayant repoussé à aujourd'hui l'annonce d'une éventuelle prolongation du contrat qui les lie.

«Injuste». «Je viens prier pour la famille de mon frère licencié il y a treize jours par Gate Gourmet alors qu'il était en vacances», confiait Parminder sur les marches qui mènent au Sri Guru Singh Sabha Gurdwara, lieu de rassemblement de la communauté sikh de Grande-Bretagne. «Et pour prendre les dernières nouvelles. J'espère qu'ils vont arriver à un accord avant l'ultimatum de 17 heures.»

Lundi, le secrétaire général du syndicat national des transports (TGWU) avait convoqué dans le temple une grande réunion mi-religieuse mi-syndicale pour y déclarer son intention de lutter contre les «

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