Météo France a été sévèrement épinglée au printemps dernier par la Cour des comptes dans un rapport qui pointe une «certaine rigidité des charges» de l'établissement public, doté par l'Etat d'une subvention de 153 millions d'euros en 2005. Lui ont été reprochés une organisation redondante, l'absence de «gestion prévisionnelle des emplois», des coûts de formation trop élevés au sein de l'Ecole nationale de la météorologie... La Cour impute en outre à Météo France de ne pas mieux vendre ses efforts de recherche.
Et pour cause. L'Etablissement public et administratif (EPA), créé en 1994 sur les fondations de la Météorologie nationale, doit développer ses propres moyens de financement. En dix ans, la participation de l'Etat à son budget (273,8 millions d'euros en 2004) a chuté de 20 %, pour s'établir aujourd'hui à 55 % des ressources. Le reste provient des redevances aéronautiques (27 %) et des prestations de services (41,1 millions d'euros, soit 18 % des recettes). Sous pression, tenue par sa mission de service public (surveillance et prévisions destinées à la sécurité des personnes et des biens), tout en s'adaptant à la commercialisation de services, Météo France a connu un gros creux dans la vente de ses services grand public avec le déclin du Minitel. Mais SMS et Internet, à nouveau en progression depuis 2004, prennent enfin le relais.
Pour sa défense, Jean-Pierre Beysson, directeur de Météo France, soulignait que, dans ces conditions, l'EPA avait su maintenir à la fois sa rép




