Washington de notre correspondant
Google, Google, Google... Dans la Silicon Valley ou à Wall Street, on n'entend plus que ce gargouillis ininterrompu, chacun s'interrogeant sur les projets de la firme de Larry Page et Serguei Brin. Pas une semaine ne passe sans une nouvelle annonce. Jeudi dernier, la société a déclaré qu'elle allait lever 4 milliards de dollars (3,26 milliards d'euros) sur le marché (pour quoi faire ? Motus). Hier matin, elle a lancé Google Talk, un service de messagerie instantanée (concurrent d'AOL, MSN de Microsoft, Yahoo...) et de téléphonie par Internet (concurrent de Skype, 51 millions d'utilisateurs). Google Talk est réservé pour l'instant aux internautes ayant une adresse Gmail : pour l'obtenir, il suffit de se faire coopter par un autre utilisateur.
En moins d'un an, l'image de Google a complètement changé, passant de la sympathique start-up à l'inquiétante big corporation. Dans le secteur de l'Internet, tout le monde tremble. Le seul qui ait de bonnes raisons de se détendre est Bill Gates car, comme le dit le New York Times, c'est désormais au tour de Google d'être le «méchant».
Sans fanfare. Jusque-là, Google jurait de rester fidèle à son métier de base, la recherche et le stockage de données sur l'Internet. Mais même s'il a été lancé hier sans fanfare, Google Talk représente une nouvelle étape dans la course de la firme de Mountain View (près de San Francisco). Pour la première fois, elle met un pied sur le territoire de la téléphonie. Comme Skype e




