Et de sept. Les quotas d'importation en Europe de produits textiles chinois pour 2005 sont atteints les uns après les autres. Depuis hier, ce sont les robes qui sont à leur tour interdites, septième catégorie touchée après les pulls (stoppés dès la mi-juillet), puis les pantalons, chemisiers, tee-shirts, soutien-gorge et autres fils de lin. La nouvelle est tombée alors même que des négociateurs chinois et européens se réunissaient à Pékin pour trouver une solution, et tandis que la grogne monte chez les importateurs et distributeurs de produits textiles en Europe.
Raz de marée. Réintroduits le 11 juillet, les quotas visaient au total dix catégories de produits textiles et d'habillement. L'accord avec la Chine, arraché par le commissaire européen au Commerce, Peter Mandelson, en juin, devait limiter jusqu'en 2007 la hausse de leurs importations de 8 à 12,5 % par an. Une mesure prise pour contrer le raz de marée de vêtements chinois qui a suivi la levée mondiale des quotas le 1er janvier 2005. En France, les importations chinoises ont ainsi explosé, avec une progression de 50 % sur les six premiers mois de l'année.
Aujourd'hui, les quotas étant atteints bien avant la fin de l'année, c'est l'embouteillage monstre en Europe. Des dizaines de millions de vêtements se retrouvent bloqués dans les ports de l'Union, en attente de dédouanement, pour la plus grande colère des professionnels européens de l'habillement. Les distributeurs, qui avaient passé commande des mois avant le retour




