Face à la hausse du cours du brut, malgré un léger recul vendredi soir, le gouvernement cherche à montrer sa préoccupation. Le Premier ministre, épaulé par Thierry Breton, ministre de l'Economie, et François Loos, celui délégué à l'Industrie, réunissait vendredi matin un groupe de travail sur l'énergie. Pas encore un conseil de guerre, mais la vingtaine de représentants du secteur de l'énergie et d'experts rassemblés a été appelée à «accélérer et intensifier les investissements pour préparer l'avenir».
Des industriels comme les PDG de Veolia, d'EDF, de Total ou de Suez, mais aussi la responsable de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), et le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), se sont réunis pendant deux heures. De l'aveu de plusieurs participants, il s'agissait d'une simple prise de contact, mais avec un tour de table inhabituellement large.
«Une première». «Depuis dix ans passés à la tête du SER, c'est une première, souligne son président André Antolini. Nous avons des contacts réguliers avec les producteurs énergétiques ou les ministères, mais je n'ai jamais connu une telle réunion avec un Premier ministre.» Belle occasion pour le SER, qui regroupe 150 adhérents poids lourds tels Total et Shell et associations réunissant des centaines de PME , de rappeler les retards français dans les énergies renouvelables. La part de celles-ci dans la consommation électrique française est en régression, inférieure à 13 % en 2003 alors q




